Le progrès dans le processus de modification de la Directive sur les Poids et Dimensions se poursuit, avec l’approbation de l’ensemble du Parlement européen pour l’augmentation de la masse et des dimensions à 44 tonnes, ainsi que l’utilisation de mégacamions, comme précédemment approuvé par la Commission des Transports du Parlement. Cependant, ce processus est en attente jusqu’après les élections de juin, car un consensus entre le Parlement, le Conseil et la Commission est nécessaire.
L’objectif de réviser la Directive est d’adapter ses dispositions à la réalité actuelle du transport et de soutenir la transition vers des modes plus durables et la décarbonisation. À cet égard, le texte approuvé par le Parlement européen renforce les règles pour encourager l’utilisation de camions à zéro émission. Bien que des organisations comme l’ACEA et l’IRU soutiennent ce texte, d’autres, préoccupées par l’environnement, comme Transport et Environnement, regrettent certaines dispositions qui pourraient encore inciter à l’utilisation de véhicules à combustion.
Le Parlement européen a approuvé permettre une augmentation de quatre tonnes dans le poids des camions électriques à batterie ou à pile à hydrogène, leur offrant ainsi une plus grande capacité de chargement et servant d’incitation à adopter ces technologies. Cependant, la proposition de permettre ces quatre tonnes supplémentaires pour les camions diesel jusqu’en 2035 au moins est également soutenue, ce qui pourrait réduire l’incitation à utiliser des camions à zéro émission.
Néanmoins, les camions à zéro émission pourront toujours transporter quatre tonnes supplémentaires jusqu’à 44 tonnes, indépendamment du poids de leurs systèmes de propulsion. De plus, il est stipulé que l’installation de technologies à zéro émission ne doit pas compromettre l’espace de la cabine ou le confort du conducteur.
En ce qui concerne l’utilisation des mégacamions, il est suggéré que les États membres puissent permettre leur circulation, bien qu’ils ne soient pas obligés de le faire. La proposition comprend la création d’un label communautaire et d’un site web pour fournir des informations sur les routes autorisées pour ces véhicules.
De plus, il y a une proposition pour un contrôle accru des poids et dimensions des véhicules, avec la mise en œuvre d’outils numériques pour garantir le respect des limites établies. Des organisations comme le FENADISMER et l’UETR expriment leur soutien aux dispositions approuvées mais estiment que l’accent est mis sur le système électrique au détriment des autres, risquant de pénaliser les véhicules à combustion après 2035. Ces organisations soutiennent que tous les modes de propulsion doivent être valides s’ils contribuent à la décarbonisation du secteur, notamment compte tenu de l’infrastructure de charge limitée pour les véhicules lourds en Europe.

